lundi 3 janvier 2011

Für Mama.



Myself trying to play « Right where it belongs » and my brother Yan playing « Mad world » beautifully like usual.
I should draw inspiration from my brother, get back to piano and practice assiduously. 
My fingers do look retarded when I play.

mercredi 9 juin 2010

Papillae delight.


Trêve de fatalisme, de retour chez les épicuriens..
Voilà la recette d'un plat que j'ai tenté l'hiver dernier.


Tarte hybride aux saveurs euro-nippone / Hybrid euro-nippon flavors Pie.


Pour la pâte à tarte / for the pastry :
- 80 g de farine de riz / rice flour.
- 70 g de farine de maïs / cornflour.
- 50 g de flocons d'avoine / oatmeal.
- 3 c.s. d'huile d'olive / t.s. of olive oil.
- 10 c.l. d'eau / water.
- 2 pincées de sel / some salt.


Pour la garniture / For garnish :
- 200 g de feuilles d'épinard frais / fresh spinach leaves.
- 50 g de chèvre frais / fresh goat cheese.
- 2 grosses tranches de saumon fumé / smoked salmon.
- wasabi au goût / some wasabi.
- 2 échalotes finement hachées / finely chopped shallots.
- 1 oeuf / egg.
- miel / some honey.
- graines de sésame / sesame seeds.


(1) Préparer la pâte : Mélanger tous les ingrédients pour la pâte, pétrir jusqu'à la formation d'une boule homogène, filmer la boule et laisser reposer au frais au minimum 1 heure. / Prepare the pastry: Mix all ingredients for the pastry, knead until the formation of a homogeneous ball, wrap the ball and put it in the fridge at least 1 hour.


(2) Préparer la garniture : Faire revenir les échalotes à la poêle, ajouter les épinards, le chèvre, puis laisser fondre à feux doux pendant quelques minutes. Laisser refroidir puis mixer le mélange au robot. Laisser refroidir à nouveau puis ajouter l'oeuf et un peu de sel+poivre au goût. Remuer et réserver au frais. / Prepare the filling: Sauté the shallots in a pan, add the spinach, goat cheese, then melt over low heat for several minutes. Cool and blend the mixture in food processor. Cool again and add the egg + a little salt&pepper. Stir and refrigerate.


(3) Préchauffer le four à 200°c. Froncer la pâte dans le moule puis la faire cuir à blanc pendant environ 10 minutes. / Preheat oven to 200 ° C. Gather the pastry into the mold and bake it white for about 10 minutes.


(4) Couper le saumon en morceaux, le mettre dans une assiette, le laquer de miel avec un pinceau et ajouter quelques pincées de graines de sésame sur le dessus. / Cut the salmon into chunks, put on a plate, lacquer the honey with a brush and add a few pinches of sesame seeds on top.


(5) Sortir la pâte du four. Étaler un peu de wasabi au fond, ajouter le mélange épinard-chèvre-oeuf, puis étaler les morceaux de saumon laqués au miel-sésame sur le dessus. / Remove the pastry from the oven. Spread a little wasabi on the bottom, add the spinach-goatcheese-egg mixture, then put the pieces of lacquered salmon on top.


(6) Enfourner 30 minutes à 180°c. / Bake 30 minutes at 180 ° C.


Déguster tiède / Serve warm.





mercredi 2 juin 2010

mardi 1 juin 2010

Mise en abyme.



Oh ouais, j'ai conscience que mon français se la joue subtil par les temps qui cour; c'est que j'en suis affligée. Bien loin de vouloir faire preuve de pédanterie en étalant quelconque dégoût à l'égard de la langue de Molière (n'étant indéniablement pas qualifiée pour me permettre de tel exégèse), bien au contraire.


"Sans l'aventure de Babel, toute la terre aurait parlé français", s'exprimait Voltaire.


Certains aiment à se pavaner avec l'idée qu'il sagirait de la plus limpide, la plus clair et la plus élégante langue qu'il soit possible d'utiliser. Mais cette pensé ne peut s'arrêter qu'à porter le statut de cliché.. dont le germe, cultivé universellement, serait sans doute lié au génie de ses quelques rares attiseurs, capable de la manier et de la faire vivre avec maestria. Cette clarté, que tout dévot aime lui attribuer, soufflerait d'un prosélytisme généralisé à partir des grandes oeuvres de l'histoire.


À présent, cet idiome s'est vautré sans les bras d'un laxisme sans fond, tristement galvaudé par d'exsangues gosiers, préférant la simplicité, devenu insoucieux.. bref, le voilà paralysés par une société axée sur la vulgarisation des canevas. L'usage de cette langue m'est devenu pénible, l'accouchement du purisme douloureux, de par son exigeante beauté; je n'ai plus l'impression de lui rendre la grâce de son dû, la décence de l'entretenir à sa juste valeur. Mais il est toutefois bien lâche de blâmer les poussières verbales environnantes. M'en voilà succinctement navrée.

Reawakening from my blogspot sulkiness (or lazyness?)




I imposed myself to read that Situationist-Marxist piece of work after seeing the movie “The dreamers” from Bertolucci (wildcat strikes of May 68, et cetera) - but my intention is not to relate exhaustively any details of that visual delights, since it’s not explicitly related to the book (google is there for that).


Debord’s book is representing ze modern mass media bait; consumer culture and commodity fetishism. What appears to be the most disquieting fact in his work is that every ideas/analysis he painted, despite their cynical-pessimistic flavor, history tends to confirm it in an impeccabe perilous way.


I find it rather pop in that season of fears, inflated by horrors that media are exposing to us, tv reality gluttony, + every exhibitionist social network like the one serving me as a canvas. Thus, this is a must read. Suggestion is served.



mercredi 24 mars 2010


Man is profoundly dependent on the reflection of himself in another man's soul,
be it even the soul of an idiot.
[Witold Gombrowicz]



Anthem - Emancipator.

We dance for the pure joy of it. In the kitchen to the record player.
Because we've got it in us.
All over... it's not just in the legs.
It comes from inside and runs all through you. In waves.
From down below to up above. All the way to the scalp.
[Gunter Grass]




mardi 23 février 2010




Je suis un amalgame complètement hétéroclite entre un homme du 18e siècle, un essai d'André Breton, un paradigme sartrien et la mignarde revanche de Diogène de Sinope.. Mais surtout, je suis un épicurien aspirant secrètement au stoïcisme et détestant s'exprimer à la 1ère personne.


I'm an heterogeneous amalgam between a man of the 18th century, an essay by André Breton, a Sartrean paradigm and Diogenes of Sinope smirking revenge.. but mostly, I'm an epicurean secretly aspiring to taste the stoicism and who hates expressing herself by using the 1st person.


4 ton mantis - Amon Tobin.

vendredi 29 janvier 2010

Aucun gribouillage blogspot récent.
C'est que jétais loin.. perdue.. dans mes pensées.
L'exil de mon encéphale s'imposait - De prendre congé de ma conscience s'avérait impérieux. Des cathares tenaient la garde. Ils disent que l'ignorance tend vers la béatitude? (dumoins, Thomas Gray le dit, entre autres) Et bien, l'ignorance permet forcément d'économiser une considérable portion de temps & d'énergie. Parcontre, l'amnésie léthargique de la lucidité n'est pas digne de béatitude; elle ne se contente que de produire un imposant lot de fastidieuse chaire ternit par l'hébétude. Quoique parfois, l'évasion (temporaire) se révèle vitale.


No recent blogspot doodle. Needed a self-imposed exile from my encephale, Take vacation from my consciousness. Cathares were standing guard. They say ignorance is bliss? (inter alia Thomas Gray..) well, it can saves a whale of a deal of time, but obliviousness & amnesia of lucidity are no bliss.. just some permanant plasters producing jaded dull pieces of flesh. But sometimes, getaways are vital.

(5 am photomanipulation. model = my own ego)
Drifters - Patrick Watson.

mercredi 20 janvier 2010

Où sommes-nous?
Une onde electromagnétique se heurtait à notre rétine, complètement éblouit.
Nous ignorions encore l'utilité d'une rétine, mais elle nous importunait déjà. Nous brûlions d'envie de retourner mariner en haute mer amniotique. La seul réalité perceptible semblait être le vestibule d'un vaporeux labyrinthe. Nous venions d'être projeté dans l'univers du vivant: triomphant petit spermatozoïde. Personne semblait faire preuve de courtoisie en s'intéressant à notre avis d'embryon. Mais s'était-on au moins assuré de prendre assez d'élixir pour la route? Nos provisions cérébrales suffisaient-elles? Notre protoplasme procédait tout de même au démarrage. Notre sac d'os se préparait à entamer la grande escapade. Aucune carte ni quelconque guide: qu'un nébuleux amas de chaire à disposition. Décidément, le scénario présenté ne promettait pas d’être de tout repos: On nous offrait le statut d’être humain en cadeau.


Where are we?
An electromagnetic radiation bursts our retina, completely dazzled. We don't even know what is a "retina" yet, but it is importunating us already.
We want to go for a swim in the amniotic fluid again. We are in a blurry state of mind. We just have been thrown into the world of living. We won the race: We are the elected spermatozoon. But does someone had the courtesy to asked for our opinion? Does someone made sure that we had enough elixir for the great escape? Our protoplasm begins operating. Our bag of bones is getting ready for the Ô so joyride. No map, No guide. Alone with our little snafu flesh. Nothing make sens, but the only certitude we've got is that we need to keep on walking.. like creeps.



(5h am collage, posthaste, randomly.. surprise that it turns out not so bad.)


Moya - Godspeed you! Black Emperor.

mardi 19 janvier 2010





La nuit dans ses plus délusoires habits de sénérité hivernale, s'évertuant à dissimuler sa profonde morbidité. Neil Young en guise de fresque sonore. Quelques délices de pain-d'épices & de vin chaud sucré pour l'appétition. Douce Ivresse. Rêveries. Aspirant à renouer avec Morphée (...)

Note to self: I must go to sleep. I must sleep to go. I must go to sheep. I must sheep to go. I must..


Ou rester éveillé encore le temps de gribouiller quelques élucubrations dadas - quelques subconscientes escapades - dans mon carnet à foutoir cérébral.



The night was wearing one of his peaceful winter disguise, dissimulating a deep-seated morbidity. Some Neil Young as a sonorous painting. Gingerbread & Glühwein delights. Soft intoxication. Musing. Aspiring to reconnect with Morpheus (...)

Note to self: I must go to sleep. I must sleep to go. I must go to sheep. I must sheep to go. I must..


Or stay awake for some dada scribbles in my sketchbook - some subscouscious joyride..






Neil Young - Dead Man Soundtrack.

samedi 16 janvier 2010



(..just a graphic collage I made)

Werewolf - Cat Power.

jeudi 14 janvier 2010

January 13 2010.

L'un des plus pauvre pays au monde dévasté, soumis par la colère d'un sinistre séisme d'une magnitude d'au moins 7.. plus de 100.000 morts.. Une situation bien injuste pour une population ayant déjà leur lot de misères, autant politique que géologique.
Je songe sérieusement à me rendre à Haïti pour offrir de l'aide humanitaire.
Si vous êtes de ceux ayant eu la chance d'hériter d'une parcelle de la terre exemptée par ce genre de chaos, je vous suggère de rompre vos entraves d'individualisme moderne, de prendre congé de votre confortable petite bourgeoisie l'espace d'un instant, et d'apporter votre aide d'une quelconque façon; que ce soit en donnant de l'argent, des vêtements, des vivres, en vous proposant comme bénévole au sein de n'importe quelle organisation officielle, en offrant votre aide humanitaire, en aidant les Haïtiens à reconstruire le petit sanctuaire qu'il avait, ou simplement en ayant une pensée sincère pour eux. Il est aussi tout simple de livrer un iota de support en vous inscrivant à l'un des nombreux groupes sur facebook, par exemple (...)

L'une de mes soeurs se trouvait en république dominicaine lorsque l'inévitable désastre s'est produit.
Heureusement pour elle, son choix s'était arrêté sur le pays voisin, à l'est de l'île Hispaniola, pour satisfaire ses appétences en vitamine D (...) Lucky her.


One of the poorest countries in the world hit by an earthquake with a magnitude of at least 7.. more than 100,000 deaths..
Unfair situation affecting a population that already had its share of misery, between economic crises and natural disasters.
I am seriously thinking of going to Haïti to give humanitarian help.
If you had the chance to inherit a parcel of the world exempt of that kind of chaos, I suggest you to break your trammels of modern individualism, to put on hold you comfortable middle class life for a moment, and HELP with something; whether by donating money, clothes, food, by offering humanitarian help, volunteering with any organization, or just by having a sincere thought for them.. You can also simply supports them by subscribing to one of the groups on facebook, for exemple (...)


One of my Sister was in Dominican Republic when the disaster happened.
Fortunately, she is safe because she chose the neighboring country of Hispaniola's island to satisfy her vitamin D hunger (...) Lucky her.

mardi 12 janvier 2010

Cinephile starvation.

Répercussion de pénibles années à ingurgiter le médiocre.. à présent le moindre rouleau de pellicule photographique projeté dans les théâtres me donnent la nausée.
Je préfèrerais tomber en apoplexie, que les fonctions cérébrales reliant ma conscience se freinent, plutôt que de devoir me farcir indéfiniment ces insignifiantes & fantoches productions cinématographique.
Mais où se cache le cinéma digne d'intérêt..?
Qu'il daigne se montrer.
J'ai besoin d'être à nouveau captivée, absorbée, envoûtée par le sublime.
Je meurs de faim.

As a consequences of excessive exposure to mediocre movies;
Every roll of photographic film holding a series of frames projected in theaters exasperates me.
Where art thou, worthwhile cinema... [?]
Get out of your fathomless shelter.
Hold me spellbound, Enthralls me please.
I need some sublime refreshments
I am starving.


I need some delightful masterpieces like these...


(Nosferatu, 1922)


(Un chian andalou, 1929)



(Blood of a poet, 1930)



(Freaks, 1932)


(Alice in Wonderland, 1933)


(Persona, 1966)

  
(Eraserhead, 1977)


(The Labyrinth, 1986)

  
(Night on Earth, 1991)


(Gummo, 1997)


(Being John Malkovich, 1999)



(The Dreamers, 2003)



(Science of Sleep, 2006)


 (Control - Joy Divison, 2007)



    (David Lynch medley)


    (Jean Cocteau)